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Stéphane Saubole - Rédacteur

NOW?90' - En fusion (6) : Wild Thing - Novembre 2016

4 Novembre 2016 , Rédigé par stephanesaubole Publié dans #NOW?90'

 

 

 

  NOW?90' 

 

Ouf ! Tout juste quelques rétrospectives sur Arte ! Ils auront épargné "nos" années 90. Il est vrai qu'on eût pu craindre le pire après le terrifiant "revival" des eighties : Les démons de minuit, Capitaine Flam, les soirées Casimir, etc. En toute immodestie, essaimons quelques "brins de muguet" de nos vingt ans...

 

               En fusion : Wild Thing              

 

NOW?90' - En fusion (6) : Wild Thing - Novembre 2016

 

Concédons que l'annonce, en 1992, d'un album "métal" d'Ice-T laissa dubitatifs ceux qui suspectaient le rappeur californien de vouloir tirer bénéfice d'une formule déjà éprouvée, avec succès, par Run-D.M.C et Aerosmith ; d'autant que la fusion rock/rap infusait dans l'air du temps, comme le démontreraient, un an après, les "duos" de la BO du film Judgement Night (Pearl Jam & Cypress Hill, Faith No More & Boo-Yaa Tribe, Therapy?& Fatal4 etc.).

 

 

In The House !

 

Même à l'époque des médias "traditionnels", nous avions eu connaissance de l'immense scandale généré par le premier opus de Body Count. L'idée de l'appeler Cop Killer – le titre d'un morceau critiquant férocement les forces de l'ordre de Los Angeles – avait quelque peu déplu, comme en témoignèrent les interventions publiques de toutes les organisations policières des États-Unis, du vice-président Dan Quayle ou du président George H.W. Bush. Rebaptisé du nom du groupe, expurgé de l'objet du crime, l'album Body Count eut, in fine, une audience internationale. Body Count's in the House !

 

 

Apparition télévisuelle d'époque

 

Trente secondes d'écoute et nos doutes furent balayés. Du brutal ! Un crochet court au foie, les flancs qui piquent, le souffle coupé ! Vous avez dit "rap métal" ? Ice-T évoqua "un album de rock avec un esprit rap", un "protest record", un disque motivé par la colère contre la violence de son pays et le malheur qui touche trop souvent de jeunes Noirs américains. Des chansons telles que Bowels of the Devil, Voodoo ou There Goes the Neighborhood, hurlaient au monde ces tristes réalités états-uniennes d'une voix "trash" timbrée de flow rap sur un fond de six-cordes les plus sauvages. Quant au titre Momma's Gotta Die Tonight, on n'a jamais connu aussi délirant manifeste antiraciste. Jab du gauche, direct du droit. La bascule.

 

 

Entre ma mère et le racisme...

 

En prospectant, on apprit qu'Ice T était un authentique fan de métal depuis sa prime jeunesse, comme le démontrèrent ses collaborations ultèrieures avec Black Sabbath (The Illusion of Power), Motörhead (Born to Raise Hell) ou Slayer (The Exploited). Attaqué par des gardiens du temple s'indignant de cette "apostasie", il rappela que le rock-n-roll eut pour pères Chuck Berry, Bo Diddley ou Little Richard. Et de préciser : "En ce qui me concerne, et depuis toujours, la musique est la musique. Je ne perçois pas cela comme du rock, du R&B, ou ce genre de choses. Je perçois cela comme de la musique. [...] Je fais ce que j'aime et il se trouve que j'aime le rock 'n' roll, et je me sens désolé pour ceux qui n'écoutent qu'un style musical". Plus concis, Ernie C, guitariste et compositeur des musiques du band, ajoutait : "Nous voulions être un groupe de punk".

 

 

Voodoo punk ?

 

Se connaissant depuis le lycée, les membres du groupe angelino formaient une équipe soudée par l'amitié. En sus de Tracy Lauren Marrow, alors âgé de 32 ans, déjà star internationale et d'Ernie Cunnigan, le lineup était originellement complété par leurs condisciples de la Crenshaw High School : Victor Ray Wilson, connu sous le pseudo de Beatmaster V (batterie), Lloyd Roberts, surnommé Mooseman (basse), et Dennis Miles, alias D-Roc (guitare). Drames de l'existence, les trois derniers cités décèderent de maladie ou accidentellement entre 1996 et 2004...

 

 

Body Count, Who Are You ?

 

Deux ans après Body Count, parut Born Dead. D'un cran en dessous, la tracking list couvait cependant des brandons tels que Drive By, Who Are You et une cover poignante de Hey Joe (initialement destinée à l'album Stone Free : A Tribute to Jimi Hendrix).

 

 

Hey Joe...

 

L'entame du troisième long format (Violent Demise: The Last Days - 1997), donna le ton d'un nouveau combat intense, bien que moins riche en highlights.

 

 

BC montre le chemin

 

Dans les années 2000, le groupe publia deux albums - nouvelles "right-hand lead" - (Murder 4 Hire et Manslaughter), avant et après une séparation entre 2006 et 2009.

 

 

2015 : toujours en vie !

 

En “youtubant”, on s'apercevra que les récentes prestations scéniques du combo, avec Vincent Price à la basse , Ill Will, aux fûts et Juan of the Dead, à la guitare rythmique demeurent à la hauteur de leur réputation en ce domaine. Toujours plus Marvin Marvelous Hagler que Sugar Ray Leonard !

 

 

Stéphane Saubole


 

 

PS . Soyons honnêtes. Ce sont nos amis, du côté de chez Skate, qui écoutaient Suicidal Tendencies. Et nous eûmes tout faux de méconnaître les guys de Venice !

 

Suicidal Tendencies -You Can't Bring Me Down (Live In Madrid 1993)

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