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Stéphane Saubole - Rédacteur

Arts - Michel Pourteyron - Objectif Aquitaine - Décembre 2005

27 Avril 2012 , Rédigé par stephanesaubole Publié dans #Beaux-Arts

Pourteyron s’expose à domicile !

 Pourteyron - Copie


Bien qu’il ait exposé à New-York en Italie ou au Japon, Michel Pourteyron ne propose que très rarement ses œuvres aux galeristes. Le talent et la personnalité de ce peintre chanté par Giono, Blondin et Lacouture s’avèrent les meilleurs  viatiques de son succès.

 

« Je ne vends plus, on m’achète ! » décoche-t-il, entre feinte incrédulité et légitime satisfaction de voir la reconnaissance de son talent primer sur les attraits d’une personnalité imposante. Et de conter les périples d’un bijoutier anversois ou d’un richissime danois qui, tombés en pâmoison devant ses toiles, vinrent spontanément à lui pour enrichir leurs collections. Car Michel Pourteyron, né en 1938, reçoit en seigneur de la vie dans sa maison-atelier de Pujol sur Dordogne où il réside depuis 1991. Son œuvre, échappant le plus souvent aux circuits habituels orchestrés par les galeristes ou les marchands, y est présentée pour des expositions très personnalisées. « J’ai toujours encouragé les rencontres afin de dévoiler mon travail et j’ai bien vécu de ma peinture » déclare l’artiste qui substitue à une véritable démarche commerciale une empathie naturelle et les hasards du ouï dire.

 

L’incidence du contexte économique

 

Peu dupe des mécanismes du marché de l’art, Michel Pourteyron n’ignore pas que les revenus d’un artiste résultent souvent du contexte économique qui l’environne et qu’en la matière le Saint-Emilionnais fut pendant les années 1990 un terreau particulièrement fertile. De surcroît, les écrits magnifiques que lui consacrèrent respectivement Jean Giono – qu’il connut à 25 ans et dont il illustra des « Carnets » - Antoine Blondin ou jean Lacouture demeurent les plus efficients des messages publicitaires. Enfin cet artiste insatiable s’apprête à réaliser trois peintures murales dans les hôtels d’un magnat suisse incidemment rencontré…

 

Texte et photographie de Stéphane Saubole

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