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Stéphane Saubole - Rédacteur

Danse - Non publié - Festival Cadences 2007 - 2007

27 Avril 2012 , Rédigé par stephanesaubole Publié dans #Danse

Cadences sur tous les tons

cadences 03 

La sixième édition du festival « Cadences d’Arcachon » accueillit 18 compagnies, du 21 au 26 septembre, sur des scènes situées en front de mer et dans les salles du Palais des Congrès et de l’Olympia. Une grande parade dans les rues de la ville des écoles de danse du département, une journée pédagogique organisée par l’OARA et le Rectorat ainsi que les expositions des photographes Guy Delahaye et Eric Boudet complétèrent le programme d’une manifestation qui décline toutes les esthétiques et s’enracine dans les sables du Bassin.

 

Avant que l’été ne s’évapore, la cité balnéaire arcachonnaise offrit les paysages de ses rives en toile de fond aux représentations de la manifestation « Cadences d’Arcachon », sous titrée « Danse sur le sable » et évoluant continûment vers une excellence multiforme. Lors de cette édition 2007 voisinèrent l’expression néo-classique du Ballet Madrid, les délires déambulatoires de la Compagnie Hervé Koubi ou de NGC 25, la création afro-contemporaine de la Compagnie Irène Tassembedo, les créations contemporaines les plus achevées et de nombreuses chorégraphies inspirées du hip hop.

Dans cette veine, trois temps forts auront ému un public il est vrai d’emblée conquis. Car pour qu’il eût été déçu par les mariages entre expression contemporaine et gestuelle hip hop – air désormais trop connu dirons certains - successivement proposées par la compagnie girondine Hors Série, par Marie-Agnès Gillot et par régis Obadia, il n’eût fallu qu’elles n’exprimassent les singularités de leurs créateurs. Le chorégraphe Hamid Ben Mahi transcende de nouveau le genre avec sa pièce «On n’oublie pas », créée en 2007 ; une œuvre cérébrale, presque clinique, interprétée par cinq danseurs et l’émouvante Stéphanie Nataf. La seconde chorégraphie de la danseuse étoile de l’Opéra de paris qui a collaboré avec les plus grands chorégraphes du moment, Marie-Agnès Gillot évoque les sculptures de Rodin sur des musiques de Willie Bobo, d’Otto Bubenick et de Gabriel Fauré.

A la fois fragile et conceptuelle, sa création « Les rares différences » bride volontairement la virtuosité de ses deux interprètes masculins issus du hip hop et d’une danseuse de formation classique afin de permettre aux sentiments d’affleurer – composition délicate . Paradoxalement, Régis Obadia demeura plus proche de l’expression et de l’énergie originelle de la danse urbaine– en dépit de la musique intemporelle de Bach et des chants de Yasmin Levy égérie de la musique ladino - dans le cadre de « Four men  and woman » présenté en avant-première à Arcachon.

 

Texte de Stéphane Saubole

Photographie de Stéphane Scotto

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